vendredi 12 juillet 2019

Semaine 28: VANISHING TWIN - The Age of Immunology (2019)



Il y a 8 ans disparaissait Trish Keenan, chanteuse de Broadcast, un de mes groupes chéris de tous les temps. Son héritage, inépuisable, est cependant mis à mal ces derniers temps par une cohorte de groupes se réclamant d’elle et proposant une musique totalement copiée collée, sans une once d’imagination.
Dernier épisode en date, les anglais de Vanishing Twin, avec leur album The Age of Immunology.

Lorsqu’on écoute Wise Children, second titre plutôt réussi de cet album, on pourrait se faire prendre : Vanishing Twin poursuit les explorations électroniques de Broadcast laissées en friche depuis 2011.
Mais à la longue, tous ces morceaux n’apportent rien de nouveau et surfent allègrement sur un savoir faire de moine copiste.

Plus embêtant, Vanishing Twin peut s’avérer franchement chiant le temps de quelques jams sans fin (Cryonic Suspension May Save your Life), voire horripilant sur l’épouvantable Planète Sauvage, une des pires chansons ( ?) entendues ces dernières années, un truc prétentieux au possible, qu’on croirait presque parodique tant il est grotesque.

Une nouvelle fois, Vanishing Twin démontre que ce n’est parce que vous avez trouvé une chanteuse qui chante comme Laetitia Sadier que vous atteindrez le panthéon de la dream-pop électronique.
Loin de là. Et cela devient vraiment fatigant.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:


1/ ALDOUS HARDING.....Designer
2/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
3/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
4/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
5/ FONTAINES D.C. .....Dogrel
6/ PIROSHKA.....Brickbat
7/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
8/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
9/ BEIRUT.....Gallipoli
10/ RUSTIN MAN.....Drift Code
11/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
12/ GEMMA RAY.....Psychogeology
13/ ROBERT FORSTER.....Inferno
14/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
15/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
16/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
17/ THE TELESCOPES.....Exploding Head Syndrome
18/ FOXWARREN.....Foxwarren
19/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
20/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
21/ JULIANA HATFIELD.....Weird
22/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
23/ STILL CORNERS.....Slow Air
24/ TOY.....Happy In The Hollow
25/ HJALTE ROSS.....Embody
26/ THE CHEMICAL BROTHERS.....No Geography
27/ VANISHING TWIN.....The Age of Immunology
28/ POND.....Tasmania


mercredi 10 juillet 2019

Semaine 27: THE TELESCOPES - Exploding Head Syndrome (2019)


Quelle curieuse destinée que celle des anglais de The Telescopes.
Fondé en 1987, le groupe n’a réellement pris son envol qu’en 1990, en plein mouvement baggy – shoegazing. Et je me souviens de plusieurs articles peu élogieux dans les Inrocks, devant leur musique bruyante et pataude, le groupe devenant un peu la risée d’une certaine intelligentsia indie-pop.

Mais l’histoire est capricieuse et les Telescopes se sont de plus en plus radicalisés dans une musique expérimentale et répétitive: la drone-music, cette musique jouée fort, terriblement influencée par Sonic Boom.
Oubliés par le NME et le milieu indie, les Telescopes ont acquis avec le temps un statut de groupe culte, un peu comme Slowdive, mais en beaucoup moins accessible et plus ardu.

Preuve en est ce nouvel album des vétérans de la noisy music, intitulé Exploding Head Syndrome. Un album qui joue sur les boucles, l’hypnotique, les strates de guitares. On pense à My Bloody Valentine, en hyper moins mélodique.
C’est lancinant, ultra drogué, assez fascinant et clairement jusqu’au-boutiste, sans concession. Donc indispensable, à écouter pour sortir des sentiers battus et de l’aseptisation.
Les Telescopes, c’est la revanche du vilain petit canard, et ça fait plaisir.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ ALDOUS HARDING.....Designer
2/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
3/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
4/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
5/ FONTAINES D.C. .....Dogrel
6/ PIROSHKA.....Brickbat
7/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
8/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
9/ BEIRUT.....Gallipoli
10/ RUSTIN MAN.....Drift Code
11/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
12/ GEMMA RAY.....Psychogeology
13/ ROBERT FORSTER.....Inferno
14/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
15/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
16/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
17/ THE TELESCOPES.....Exploding Head Syndrome
18/ FOXWARREN.....Foxwarren
19/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
20/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
21/ JULIANA HATFIELD.....Weird
22/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
23/ STILL CORNERS.....Slow Air
24/ TOY.....Happy In The Hollow
25/ HJALTE ROSS.....Embody
26/ THE CHEMICAL BROTHERS.....No Geography
27/ POND.....Tasmania

samedi 29 juin 2019

Semaine 26: THE CHEMICAL BROTHERS - No Geography (2019)


J'ai adulé les Chemical Brothers, l'espace de leur 3 premiers albums. Même avec Come with us, je les ai aimés follement.
Alors aujourd'hui, à l'heure où sort leur 9ème album, intitulé No Geography, c'est quoi mon problème avec les frères chimiques ? Ça tatane toujours autant, il n'y a pas un seul temps mort, c'est parfois toujours autant barré (faut tout de même être sacrément courageux pour subir Bango en entier et ses dissonances...), bref la recette est toujours la même et toujours aussi efficace.

Mais c'est quoi mon problème alors ? Pourquoi je ne ressens RIEN, pourquoi je reste à quai et n'esquisse même pas une ondulation du bassin.
Je crois que je suis trop vieux pour ces conneries. Et désolé, mais les Chemical Brothers aussi. Ils devraient raccrocher les gants. Ou tenter autre chose. Merde les gars, vous avez plus de 50 piges et vous faites comme si vous en aviez 20 et qu'on était en 2000. Malheureusement, les djeun's aujourd'hui, ils n'écoutent plus de Big Beat. C'est fini.

Je pense que ce disque ne ravira que le cercle de fans fidèles en Angleterre. Ici c'est cuit, ça sent trop le réchauffé.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ ALDOUS HARDING.....Designer
2/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
3/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
4/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
5/ FONTAINES D.C. .....Dogrel
6/ PIROSHKA.....Brickbat
7/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
8/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
9/ BEIRUT.....Gallipoli
10/ RUSTIN MAN.....Drift Code
11/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
12/ GEMMA RAY.....Psychogeology
13/ ROBERT FORSTER.....Inferno
14/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
15/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
16/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
17/ FOXWARREN.....Foxwarren
18/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
19/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
20/ JULIANA HATFIELD.....Weird
21/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
22/ STILL CORNERS.....Slow Air
23/ TOY.....Happy In The Hollow
24/ HJALTE ROSS.....Embody
25/ THE CHEMICAL BROTHERS.....No Geography
26/ POND.....Tasmania


samedi 22 juin 2019

Semaine 25: FONTAINES D.C. - Dogrel (2019)


L'an dernier, Shame réveillait un genre un peu moribond, miné par les clichés: le punk rock.
Songs of Praise, leur premier album, était une salutaire déflagration, avec de vraies chansons, et posait Shame en digne héritier des Damned.

Cette année, ce sont des Irlandais qui leur emboîtent le pas: Fontaines D.C. convoque la même urgence pour composer ses brûlots, et Dogrel, leur premier album, est une réussite avec des hymnes à beugler les jours où rien ne va: Too Real, Hurricane Laughter, Boys in a Better Land, autant d'hymnes punk rock à chérir, avec l'accent irrésistible des Irlandais en prime.

Les guitares sont tranchantes, la rythmique implacable, et Grian Chatten chante comme si sa vie en dépendait. Mais pourquoi donc ce groupe sort lui aussi de l'ordinaire ? Parce qu'il est assez intelligent pour y glisser des éléments new-wave (la basse de New Order sur Television Screens, la hargne festive des Pogues sur Liberty Belle).

Tout comme Shame, Fontaines D.C. renouvelle le genre avec talent, offre aux punks une nouvelle fenêtre de tir.
"My childhood was small, My childhood was small, But I'm gonna be big, But I'm gonna be big", chante Grian sur le premier faramineux titre, Big
C'est bon les gars, pour moi vous l’êtes déjà, Big.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ ALDOUS HARDING.....Designer
2/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
3/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
4/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
5/ FONTAINES D.C. .....Dogrel
6/ PIROSHKA.....Brickbat
7/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
8/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
9/ BEIRUT.....Gallipoli
10/ RUSTIN MAN.....Drift Code
11/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
12/ GEMMA RAY.....Psychogeology
13/ ROBERT FORSTER.....Inferno
14/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
15/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
16/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
17/ FOXWARREN.....Foxwarren
18/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
19/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
20/ JULIANA HATFIELD.....Weird
21/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
22/ STILL CORNERS.....Slow Air
23/ TOY.....Happy In The Hollow
24/ HJALTE ROSS.....Embody
25/ POND.....Tasmania

dimanche 16 juin 2019

Semaine 24: ALDOUS HARDING - Designer (2019)


J'en reste bouche bée. Devant tant de talent, tant de beauté et tant d'indifférence.
On se réveille les amis: Aldous Harding est certainement l'artiste la plus importante de ces 5 dernières années. Si vous passez à coté de la néo-zélandaise, il ne faudra pas venir pleurer, ce blog vous aura pourtant prévenu.

Après son sublime second album, Party, sorti en 2017, Aldous est de retour et, bonne nouvelle, semble aller mieux. Il y a de la lumière dans Designer, de la bonne humeur, un peu de pop, voire même de la bossa (sur le titre éponyme), des refrains chewing-gum (Zoo Eyes, rappelant Cate le Bon), des arrangements subtils, discrets, mais passionnants.

Et puis toujours cette voix, à damner tous les saints de la terre. Parfois grave (écoutez le dernier titre, Pilot), parfois pop et légère (le single The Barrel), parfois les deux comme sur l'incroyable Zoo Eyes, véritable montagne russe émotionnelle.

En 40 minutes, Aldous Harding propose un album ensorcelant, d'une fragilité touchante, humain et donc indispensable. Un peu comme celui de Jessica Pratt, mais en plus ardent et ambitieux. Un album touche à tout absolument magnifique.
Et moi, je n'en reviens toujours pas du talent de cette chanteuse.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ ALDOUS HARDING.....Designer
2/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
3/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
4/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
5/ PIROSHKA.....Brickbat
6/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
7/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
8/ BEIRUT.....Gallipoli
9/ RUSTIN MAN.....Drift Code
10/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
11/ GEMMA RAY.....Psychogeology
12/ ROBERT FORSTER.....Inferno
13/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
14/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
15/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
16/ FOXWARREN.....Foxwarren
17/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
18/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
19/ JULIANA HATFIELD.....Weird
20/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
21/ STILL CORNERS.....Slow Air
22/ TOY.....Happy In The Hollow
23/ HJALTE ROSS.....Embody
24/ POND.....Tasmania

samedi 15 juin 2019

Semaine 23: CHRIS COHEN - Chris Cohen (2019)


En matière de pop lysergique teintée de psychédélisme, Chris Cohen est certainement aujourd’hui l’un de ses meilleurs représentants, avec l'ami batave Jacco Gardner.
Son nouvel album, l’éponyme Chris Cohen, en est une nouvelle preuve, un vrai petit bonbon acidulé, écrasé par une chaleur fantasmée et puisant allègrement dans la tradition anglaise de l’art ultra colorée du kaléidoscope, comme chez Lewis Carroll ou Kevin Ayers
Un comble quand on y pense car Chris Cohen est... Californien !

Song They Play ou Green Eyes montre que Chris Cohen est en forme, notamment avec cette basse souvent mixée en avant et dopant chaque morceau, ainsi que les arrangements finement ouvragés (cuivres, piano jouet, guitare fuzz…). Les mélodies sont au diapason, assez entêtantes, et comme d’habitude, Chris Cohen plie ce nouvel album en 35 minutes, durée parfaite, évitant la lassitude.

Alors bien sûr, l’effet de surprise de As If Apart, dans mes albums de l’année en 2016, est passé. Mais l’excellence de la discographie de Chris Cohen est à souligner, tant la constance est rare de nos jours. Ce nouvel album est charmant, contagieux et m’accompagnera tout cet été, c'est sûr.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
2/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
3/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
4/ PIROSHKA.....Brickbat
5/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
6/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
7/ BEIRUT.....Gallipoli
8/ RUSTIN MAN.....Drift Code
9/ CHRIS COHEN.....Chris Cohen
10/ GEMMA RAY.....Psychogeology
11/ ROBERT FORSTER.....Inferno
12/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
13/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
14/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
15/ FOXWARREN.....Foxwarren
16/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
17/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
18/ JULIANA HATFIELD.....Weird
19/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
20/ STILL CORNERS.....Slow Air
21/ TOY.....Happy In The Hollow
22/ HJALTE ROSS.....Embody
23/ POND.....Tasmania

samedi 1 juin 2019

Semaine 22: BILL PRITCHARD - Midland Lullabies (2019)


Bill Pritchard est-il l'un des meilleurs compositeurs de pop-songs de ces trente dernières années ?
Très sérieusement, je pense qu' on est en droit de se le demander, tant sa discographie regorge de classiques absolus. 
Et son nouvel album, l'excellent Midland Lullabies, ne fera que confirmer mon interrogation.

En 1989, Bill Pritchard sort son 3eme album, Three Months, Three Weeks and two days, produit par Etienne Daho. Chef d'oeuvre.
En 1991, il compose Jolie. Chef d'oeuvre.
Puis Bill se fait plus discret, mais fait son come-back en 2014 avec A Trip To The Coast. Chef d'oeuvre.

Et à l'écoute de Iolanda, Tricksey, Lanterns ou Garibaldi, je ne suis pas loin de penser que Midland Lullabies est un nouveau chef d'oeuvre. Car sur ce disque, il n'y a pas une seule mélodie faiblarde, pas une chanson en dedans, tout est merveilleusement composé, arrangé. Même les interludes au piano sont exquis.
Bill Pritchard est sans doute le dernier représentant d'une pop classe et lettrée. Avec Lloyd Cole, Martin Newell et Robert Forster. Et son disque se chante à tue tête à chaque instant de la journée.

Bill Pritchard est il l'un des meilleurs compositeurs de ses 30 dernières années ? 
La réponse est évidente: oui.


TOP 52 MOUVANT - ANNÉE 2019 - PLAYTIME:

1/ MERCURY REV.....Bobbie Gentry's The Delta Sweete Revisited 
2/ JESSICA PRATT.....Quiet Signs
3/ BILL PRITCHARD.....Midland Lullabies
4/ PIROSHKA.....Brickbat
5/ GRAND VEYMONT.....Grand Veymont
6/ DEERHUNTER.....Why Hasn't Everything Already Disappeared ?
7/ BEIRUT.....Gallipoli
8/ RUSTIN MAN.....Drift Code
9/ GEMMA RAY.....Psychogeology
10/ ROBERT FORSTER.....Inferno
11/ SHARON VAN ETTEN.....Remind me Tomorrow
12/ LE SUPERHOMARD.....Meadow Lane Park
13/ ART BRUT.....Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!
14/ FOXWARREN.....Foxwarren
15/ SWERVEDRIVER.....Future Ruins
16/ MANDOLIN ORANGE.....Tides of a Teardrop
17/ JULIANA HATFIELD.....Weird
18/ STILL CORNERS.....Slow Air
19/ ANGELO DE AUGUSTINE.....Tomb
20/ TOY.....Happy In The Hollow
21/ HJALTE ROSS.....Embody
22/ POND.....Tasmania